Nahaufnahme eines beschädigten Auto-Scheinwerfers.

Hausse des primes en assurance automobile: explications

Listicle
23 octobre 2026

Augmentation de l’assurance automobile. Quatre faits qui expliquent la hausse des primes et comment les assurés peuvent influer sur les coûts.

Après plusieurs années de stabilité, voire de baisse des primes, la tendance s’est inversée en 2023. Depuis, nombre d’assureurs ont revu à la hausse leurs tarifs de l’assurance des véhicules à moteur. L’impact de cette majoration varie en fonction de l’offre choisie, du véhicule considéré et du risque représenté par la police.

Les réparations sont plus coûteuses et plus complexes

Cette flambée s’explique surtout par l’inflation du coût des sinistres: les pièces détachées, les matériaux ainsi que les salaires et les frais d’atelier sont nettement plus onéreux qu’avant. Sans compter que la technicité des véhicules s’est accrue. En cas de sinistre, il faut aussi vérifier les capteurs, les caméras et les systèmes d’assistance à la conduite et, au besoin, les recalibrer. Dans le cas des véhicules électriques, des diagnostics complets, des équipements spéciaux et l'intervention de techniciens qualifiés pour les systèmes haute tension viennent alourdir le coût des réparations. Par ailleurs, des délais de livraison plus longs pour les pièces de rechange et des frais de location de voiture plus élevés renchérissent encore le montant des dommages.

La fréquence et le montant des dommages sont déterminants

Les primes sont déterminées en fonction de la charge des sinistres attendue: quelle est la fréquence des dommages et à combien s’élève leur montant moyen? Si les accidents, les bris de glace ou les dommages naturels se multiplient, cela se répercute sur les coûts par sinistre et alourdit la charge globale. Voilà plusieurs années déjà que les assureurs observent ce phénomène. Ils adaptent aujourd’hui leurs tarifs en conséquence. En la matière, ils tiennent compte du véhicule, de la couverture et de la région considérés ainsi que du nombre de kilomètres parcourus et de l’historique des sinistres de la personne assurée.

Une tempête de grêle ne se traduit pas nécessairement par une hausse des primes

Si un événement majeur est à même de grever les résultats d'un assureur, il n’entraîne pas automatiquement un relèvement généralisé des primes. C’est la charge des sinistres attendue sur le temps long qui est déterminante. L’aggravation de la fréquence et de l’intensité des épisodes de grêle, par exemple, engendre des frais de réparation plus importants; de même, si la charge des sinistres s’établit à un niveau élevé pendant plusieurs années, cela peut nécessiter des ajustements des primes en assurance casco partielle.

Les assurés ont le pouvoir de faire baisser leurs primes

Une augmentation de primes, c’est une bonne occasion de vérifier sa couverture d’assurance. Une couverture sur mesure, une franchise plus élevée ou le passage d’une assurance casco complète à une casco partielle pour les véhicules déjà un peu anciens permettent de réaliser des économies. Selon l’assureur considéré, il est aussi possible d’opter pour un kilométrage réduit, un cercle restreint de conducteurs, la mise en place d’un dispositif télématique ou la consultation exclusive des garagistes partenaires ainsi que de combiner plusieurs assurances. Toutes ces mesures donnent droit à une réduction de primes. L’essentiel, c’est de toujours bien comparer le tarif et les prestations proposées. Quiconque envisage un changement d'assureur, doit également vérifier le délai de préavis et les modalités de résiliation.